A table citoyens ! Pour échapper à la malbouffe et sauver nos paysans

10/06/2018

Périco Légasse, 2016, Le Poing sur la table, 95 p

Ce petit livre, publié en 2016 par le journaliste et critique gastronomique Périco Légasse, se veut un appel à l’amélioration de notre alimentation. Si elle est de qualité, elle devient alors gage de bonne santé, de cohésion sociale, de qualité environnementale, de croissance de l'emploi, de re-localisation de l’activité, de retour du goût et de l’épanouissement des sens ... Seul le consommateur possède les clés pour tout changer, car c’est aussi lui qui choisit.

 

La problématique alimentaire touche directement notre environnement car la suppression de terres fertiles par l’urbanisation débridée hypothèque pour toujours la qualité de notre garde-manger. «(...) comme le démontre Frédéric Denhez dans «Cessons de ruiner notre sol», chaque seconde en France, 26 m2 de terre arable ou fertile sont recouverts de béton ou d’asphalte. Des pans entiers du territoire nourricier sont ainsi détournés de leur destin pour satisfaire l’expansionnisme commercial, industriel, pavillonnaire et distributaire, d’une logique économique qui mène cette planète à sa perte.» (23)

 

Le juste prix d’un produit selon Georges Plassat, PDG de carrefour. «(...) le juste prix est celui qui rémunère le talent, le travail et l’investissement. Il prend en compte l’intangible qui passe par le goût des aliments, leur origine, les procédés de fabrication, l’innovation et les qualités intrinsèques de ce produit.» (39-40)

 

On se fout de savoir ce qu’il y a dans ce que l’on mange. «Imaginons qu’une voiture soit vendue 30 ou 40%  au-dessous de sa valeur marchande et que le constructeur avoue que ce prix est lié à l’usage de matériaux bon marché pour le freinage et la direction, autant dire que la marque déposerait vite son bilan. On décortique une chaussure, un portable, une bicyclette ou un sèche-cheveux, pour s’assurer de sa qualité, mais on se fout de savoir de quoi sont faites les saucisses sous plastique, la ratatouille en boîte et la pizza surgelée.» (41-42)

 

Avantages de manger mieux même cher. «Le plat fabriqué en usine, à base d’ingrédients lointains cultivés au round up et récoltés par des parias, saturée graisse hydrogénées, vendu en grande surface et cuit au micro-ondes, avalé en cinq minutes avec une boisson sucrée devant la télé, coûte infiniment plus cher au smicard, en dépense, en temps, en médicaments, en durabilité et surtout, en bilan humain, qu’une soupe aux poireaux ou une omelette aux champignons préparaient dix minutes avec des oeufs sortis du cul de la poule.» (48)

 

Très difficile d’identifier les aliments qui guérissent mais possible de dire quels aliments sont sains ou malsains. «Il existe une bouffe cancérigène, certes, et il existe des produits qui, dans un contexte très précis, peuvent éviter ou retarder la cancérisation de la cellule, nous y reviendrons plus loin, mais en aucun cas il n’existe à ce jour d’aliments dont on peut affirmer médicalement qu’ils guérissent. La seule chose qui soit incontestable, est qu’il y a des aliments sains et des aliments malsains, intrinsèquement ou abusivement, et que nul n’est autorisé à dire aujourd’hui qu’il n’a pas les moyens de le savoir.» (50)

 

Appel pour un éveil sensoriel. Les bases existent, dites «classes du goût», créées par Jacques Puisais en 1975 puis expérimentées un temps dans certains collèges. Un éveil sensoriel qui permette au client de demain d’apprendre à consommer pour se faire du bien, pour soutenir une agriculture qui le nourrisse sainement tout en préservant l’environnement, pour soutenir une industrie agroalimentaire créatrice de richesse et d’emploi dans le respect d’une agriculture porteuse d’avenir, pour soutenir une artisanat employeur garantissant la pérennité de savoirs faire et d’activités.» (53-54)

 

La France, un potentiel immense pour développer son marché intérieur. "Equation de base : 66 millions d’habitants en France se nourrissent, normalement, trois fois par jour. Cela fait en gros, 198 millions d’actes alimentaires quotidiens. C’est-à-dire 5 940 000 000 d’actes alimentaires par mois, soit 71 280 000 000, nous disons bien soixante et onze milliards deux cent quatre-vingts millions de repas par an. Je me refuse à croire qu’une demande aussi gigantesque pour le seul marché intérieur d’un pays qui dispose du plus puissant, du plus diversifié et du plus prestigieux patrimoine agricole et alimentaire du monde ne puisse créer, au-delà du plein emploi dans ce secteur économique, la pleine richesse pour l’agriculture et l’agro-industrie françaises. Si seulement 10% de cette demande, même 5%, s’engage pour, alors la mécanique est inversée." (74-75)

Santé-Goût-Terroir

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19-20 octobre 2019, Villars-les-Dombes (01)

Journée "Poissons de Dombes"

Découverte de la Dombes à travers un week-end thématique autour de ses étangs, de ses poissons et de sa technique de pêche unique. Événement organisé par l'APPED, l'occasion pour le public d'accéder à des étangs moins connus pour assister à des pêches commentées et déguster des produits locaux.  C'est aussi le moment de découvrir les deux ateliers de transformation de la région et également les menus Poissons de Dombes® concoctés dans les restaurants partenaires.

Publics : tous public 
Tarif : Certaines animations seront payantes

http://www.poissonsdedombes.fr/

22-23 novembre 2019, Tours (37)

15e Rencontres Rabelais : Quelle éducation au goût pour la jeunesse ?

Quelle éducation au goût pour la jeunesse ? Comment transmettre aux plus jeunes, qu’ils soient dans le primaire, le secondaire ou à l’université, qu’ils soient dans le cercle familial ou en dehors de celui- ci, les principes qui fondent une alimentation bonne pour la santé et bonne pour la planète ? Comment faire prendre conscience à nos enfants et nos ados que la cuisine est aussi un territoire culturel où se resserrent les liens sociaux et qui permet l’ouverture aux autres ? Ce ne sont pas d’anodines questions qui agiteront les 15e Rencontres François Rabelais placées sous le haut patronage du Ministre de l’Éducation nationale, Monsieur Jean-Michel Blanquer. 

Entrée libre et gratuite

Villa Rabelais

116 boulevard Béranger 37000 Tours 

http://iehca.eu/sites/default/files/15emes_rencontres_francois_rabelais_-_22_et_23_novembre_2019_.pdf

22 fév-1er mars 2020, Paris

Alors que le nombre de paysans ne cesse de diminuer et que les prévisions à moyen terme sont pessimistes, le secteur agricole montre de nombreux signes de dynamisme parmi lesquels des innovations en pointe, des développements grâce à la digitalisation, un nombre croissant d’AOP et d’IGP, des jeunes générations de mieux en mieux formées, des offensives à l’export, ou encore un secteur bio performant…. Dans ce contexte, il est important de retisser les liens, montrer l’agriculture telle qu’elle est, donner l’envie de rejoindre le secteur et surtout, de transmettre ce qui fait la force et l’identité du monde agricole français : ses exploitations bien sûr, ses valeurs et ses savoir-faire.

Salon international de l'agriculture, de l'élevage, des cultures et filières végétales et des produits des régions de France

Parc des expositions, Porte de Versailles, 75015 Paris

9-19h

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